Recul du chômage, retour de la croissance… L’horizon s’éclaircit et les Français ont de nouveau le moral. A en croire l’Insee, ils n’ont jamais été aussi confiants depuis 1987. Résultat : ils remplissent leurs Caddie à ras bord, s’équipent sans compter en téléviseurs, ordinateurs ou appareils électroménagers, renouvellent leur voiture et s’achètent un logement. Le tout financé de plus en plus à crédit. Ici, un prêt personnel ou un crédit automobile là, un découvert bancaire ou un crédit immobilier.
En un an, l’endettement des ménages a bondi de 6%, souligne la Banque de France. Et selon une étude du Cetelem, plus de la moitié d’entre eux remboursent actuellement un emprunt , 11 % se sont même mis sur le dos plusieurs crédits à la fois. Du coup, les organismes prêteurs se frottent les mains. Et ce n’est pas fini. Les prêts à la consommation, ceux dont l’encours progresse le plus vite, ont carrément doublé !
Les français ont emprunté avec d’autant moins de retenue que les taux d’intérêt sont tombés, à des niveaux historiquement bas. On pouvait alors obtenir des crédits immobiliers a des taux compris entre 3,5 et 5%, contre près de 8% il y a seulement cinq ans. Une différence appréciable quand on sait que, pour 15 000 € empruntés sur quinze ans, un point d’intérêt en moins permet d’économiser grosso modo 1500 €.
Côté crédits à la consommation, la chute a aussi été impressionnante. Mais cela ne signifie pas pour autant que le crédit est désormais bon marché. Car l’écart avec l’inflation, le véritable indicateur du coût d’un emprunt, reste élevé. En effet, mieux vaut emprunter à 8% quand l’inflation est à 7% ( le coût réel du crédit n’est que de 1%) qu’à 5% avec une hausse des prix continue, autour de 1% (le coût du crédit grimpe alors ).
Il y’a toutefois une mauvaise nouvelle, c’est la remontée des taux d’intérêt. Et les décisions prises par la Banque centrale européenne de relever, les taux vont mécaniquement se répercuter sur les taux de certains crédits à la consommation. D’où la nécessité de redoubler de vigilance avant de souscrire un emprunt.
Il faut en effet le savoir : on peut sensiblement réduire la facture avec telle formule de crédit ou, au contraire, la faire exploser avec telle autre. Pas facile, hélas, de faire le bon choix : face à des offres de plus en plus nombreuses, de plus en plus sophistiquées et proposées par des prêteurs aussi divers que les banques, les grands magasins, les établissements spécialisés ou les constructeurs automobiles, c’est une vraie galère pour s’y retrouver.
Serez-vous considéré comme un bon client qui paie ses dettes rubis sur l’ongle, ou comme un client à risques ?
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