Médicaments– Antibiotiques et assurance maladie

Médicaments – Les antibiotiques, c’est pas automatique

Depuis 2005 la consommation d’antibiotiques a progressivement baissé. Mais le pays reste un des plus gros consommateurs d’Europe.

Cet abus d’antibiotiques s’est traduit par un développement des résistances bactériennes qui a incité nombre de pays européens à conduire des campagnes contre les consommations à mauvais escient.

Antibiotiques et assurance maladie

En France, un plan national a été engagé en 2001 et l’Assurance maladie a lancé en 2002 une campagne qui a eu un grand écho sur le thème « les antibiotiques, c’est pas automatique ».

Un autre plan a été lancé en 2007, et une nouvelle campagne a été organisée en 2010 sous le slogan « si on les utilise à tort, ils deviendront moins forts ». Il s’agissait notamment d’en combattre l’usage contre des maladies virales pour lesquelles ils ne présentent aucun intérêt.

Autre sujet d’inquiétude, la réduction de 15 % du nombre des substances antibiotiques disponibles en France : en dix ans, 25 substances ont cessé d’être commercialisées et seulement 10 nouvelles substances ont fait leur apparition, ce que certains scientifiques expliquent par la faible rentabilité des antibiotiques.

Antibiotiques et assurance maladie : les médecins

En pratique, les médecins sont déjà confrontés à des infections susceptibles de menacer le pronostic vital des patients par manque d’antibiotiques efficaces. » Selon un rapport européen, 25 000 patients seraient morts en 2007 d’infections liées à des bactéries Multi-résistantes qui n’ont pu être traitées.

L’Afssaps, qui considère la situation française comme « loin d’être satisfaisante », se dit favorable à une relance d’une politique de maîtrise de l’antibiothérapie, notamment dans le cadre du nouveau plan national antibiotiques qui va être mis en place par le ministère .

Les antibiotiques, donc, ce n’est pas automatique



Laisser un commentaire